Archives mobilisation 2009

Quelques vidéos et articles de la mobilisation :
– la ronde des obstinés à laquelle nous avions participé au nom des doctorants mobilisés le 23 avril 2009:
http://www.dailymotion.com/jeuneschercheursdoctorant/video/15245246

– un article de métro sur la participation des doctorants à la ronde des obtsinés:

http://www.readmetro.com/show/fr/Lyon/20090421/1/8/

– Micro-trottoir :

http://www.youtube.com/watch?v=kXrpEUip-As

– Un article sur les doctorants mobilisés:

http://quineditmot.free.fr/index.php/2009/06/04/des-universitaires-lyonnais-toujours-mobilises/

——————————————–
MOTION VOTÉE PAR LA COORDINATION NATIONALE
DES DOCTORANT-E-S ET DOCTEUR-E-S NON TITULAIRES
RÉUNI-E-S À PARIS VIII LE 20 MARS 2009
a coordination nationale des doctorant-e-s et doc-
teur-e-s non titulaires a réuni, le 20 mars 2009, à
Paris 8 une centaine de participant-e-s issu-e-s de
27 universités et écoles (Strasbourg 1, Strasbourg GSPE,
Paris 1, Paris 4, Paris 6, Paris 7, Paris 8, Paris 9, Paris 10,
Paris 11, Paris 12, Paris 13, EHESS, CNAM, INALCO,
Lyon 1, Lyon 2, Lyon INSA, ENS Cachan, Orléans,
Bordeaux 3, Picardie, Grenoble 2, Université Versailles
Saint Quentin, Rouen, Lille 2, Compiègne), ainsi que de
syndicats et collectifs (SNTRS-CGT, ANCMSP, CJC, PAPE-
RA, EFIGIES, Synthèse).
La coordination nationale des doctorant-e-s et docteur-
e-s non titulaires participe de la lutte des universités et
de la recherche contre les réformes gouvernementales
actuelles et affirme sa solidarité avec les autres acteurs
du mouvement. Elle refuse la logique de libéralisation du
service public, la mise en concurrence de tous contre
tous et la généralisation de la précarité. Elle dénonce le
processus de Bologne et la stratégie de Lisbonne, et se
déclare solidaire des mouvements étrangers en lutte
contre ces logiques. Elle exige l’abrogation de la LRU, de
la LOLF, le retrait du projet de décret relatif au statut des
enseignants-chercheurs, et le retrait du projet dit « mas-
térisation ». Elle refuse le pilotage de la recherche par
les intérêts privés, l’industrie et l’État (AERES, ANR, etc.).
La coordination nationale des doctorant-e-s et docteur-e-
s non titulaires exige le retrait du Contrat Doctoral Unique
sans négociation préalable. Elle s’oppose à la logique
même du contrat doctoral, imposé sans concertation dans
la droite ligne de la LRU, et dénonce les simulacres de
négociations avec des interlocuteurs non représentatifs,
choisis par le ministère.
Le CDU ne répond en rien aux problèmes auxquels sont
confrontés les doctorant-e-s. La coordination exige donc :
L’augmentation du nombre d’allocations de recherche
après la restitution des 225 allocations supprimées ;
L’instauration d’une grille de salaires pour l’ensemble
des doctorant-e-s, tous financements confondus,
indexées sur la fonction publique ;
Un plan pluriannuel de financement public des thèses
pour arriver à terme au financement de toutes les thèses ;
Le maintien de la possibilité de s’inscrire en thèse
sans financement ;
Une durée de financement adaptée aux spécificités
disciplinaires ;
L
Le caractère nominatif de l’allocation de recherche (et
donc la possibilité pour le doctorant de changer de labo-
ratoire en conservant le bénéfice de son allocation) ;
Le droit de réinscription en thèse sans limitation
de durée ;
La renégociation d’une charte des thèses, au champ
d’application national et à valeur contraignante ;
Un accès des doctorant-e-s et docteur-e-s non titulai-
res à des conditions matérielles décentes pour mener à
bien leurs recherches : bureaux et ordinateurs, accès aux
bibliothèques, accès au matériel de recherche, prise en
charge des frais de déplacement et d’inscription pour l’ac-
cès aux colloques ou pour les enquêtes de terrain, etc. ;
Une information accrue sur les allocations et situa-
tions possibles du doctorat, à destination des étudiant-
e-s de master.
La coordination dénonce en particulier la précarité qui
caractérise la situation des post-doctorant-e-s, des doc-
torant-e-s non financé-e-s ainsi que des docteur-e-s non
titulaires. Elle exige la création massive de postes statu-
taires dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche.
Elle demande une prise en compte du doctorat dans l’an-
cienneté professionnelle, et ce indépendamment du fait
d’avoir reçu un financement ou fait un monitorat.
La coordination exige l’égalité entre les sexes dans la
recherche et l’enseignement supérieur, notamment dans
la répartition des tâches de travail.
La coordination exige l’égalité des droits entre doctorant-
e-s français-e-s et étranger-e-s. Elle exige la régularisa-
tion immédiate et sans conditions des doctorant-e-s
étranger-e-s, assortie d’une autorisation de travail, et de
voyager à l’étranger, ainsi que l’attribution de plein droit
du statut scientifique aux doctorant-e-s étranger-e-s.
La coordination dénonce les violences de la police et des
vigiles employés par les universités survenues dans de
nombreuses villes en France. Elle exige l’arrêt de la crimi-
nalisation des mouvements sociaux. Elle refuse toute
forme de violence ou de pression à l’encontre des univer-
sitaires mobilisés, et demande l’arrêt des poursuites judi-
ciaires.
La coordination appelle à la convergence des luttes
sociales et à la construction d’un mouvement populaire
contre la casse du service public.
PROCHAINE COORDINATION DES DOCTORANT-E-S ET DOCTEUR-E-S NON TITULAIRES
À LYON LE 30 OU 31 MARS 2009
TOU-TE-S LES MASTER 2, DOCTORANT-E-S ET DOCTEUR-E-S NON TITULAIRES EN LUTTE SONT INVITÉ-E-S À VENIR Y DÉBATTRE.
_________________________________________________
Communiqués et motions de la 5e Coordination nationale des Universités,

6 mars 2009*

samedi 7 mars 2009

*Communiqué du soir*

Vendredi 6 mars 2009, 19h45 La Coordination Nationale des Universités
dénonce une nouvelle provocation du Ministère.

Comme vendredi dernier à la même heure, Valérie Pécresse fait croire à
une avancée significative des pseudo-négociations engagées avec trois
syndicats minoritaires. La Coordination Nationale des Universités,
réunie aujourd’hui à Créteil en présence de 500 délégués mandatés par
toutes les universités et organismes de recherche de France, dénonce
catégoriquement cette supercherie. La réécriture du décret, annoncée ce
soir sur le site du Ministère, est inacceptable dans la mesure où elle
maintient les orientations du premier texte contesté. Elle ne satisfait
aucune de nos revendications. La Coordination Nationale des Universités
appelle à une amplification du mouvement en lien avec les étudiants et
l’ensemble de la communauté d’éducation et de recherche, de la
maternelle à l’université. Aujourd’hui, l’Université n’était pas au
Ministère. Elle était à Créteil.

*Notre réponse : tous dans la rue le 11 mars !*

*Communiqué du matin*

Au lendemain d’une nouvelle journée de mobilisation exceptionnelle qui a
rassemblé partout en France 50 000 personnes dans les rues, la
Coordination Nationale des Universités réunie ce jour à l’Université
Paris 12 dénonce les man¦uvres dilatoires du gouvernement et ses
stratégies de division qui consistent à négocier de façon sélective en
ignorant les principaux acteurs et les principaux motifs de la
mobilisation en cours.

Prenant acte de profondes divergences entre les positions défendues par
la Conférence des Présidents d’Université et celles de la communauté
universitaire, la Coordination Nationale des Universités affirme le
caractère non représentatif et non légitime de la CPU qui n’a pas
vocation à négocier avec le gouvernement.

La Coordination Nationale des Universités constate que les réponses
apportées par le gouvernement sont scandaleusement insuffisantes :

– rien n’a été obtenu sur la masterisation et la réforme des concours de
recrutement des enseignants
– aucun plan pluriannuel de création d’emplois statutaires ni de
titularisation des personnels précaires n’a été envisagé pour les
différentes catégories de personnels (BIATOSS, ITA, enseignants,
enseignants-chercheurs, chercheurs)
– aucune prise en compte des revendications des étudiants n’a été constatée
– il n’a pas été question du contrat doctoral qui consacre la
précarisation des jeunes chercheurs
– sur la question du décret modifiant le statut des
enseignants-chercheurs, des effets d’annonce sans consistance réelle ont
été présentés comme des avancées
– le démantèlement des organismes publics de recherche s’accélère

En conséquence, la Coordination Nationale des Universités maintient le
mot d’ordre de grève reconductible, totale et illimitée lancé le 22
janvier : « L’Université et la Recherche s’arrêtent ». Elle exige plus
que jamais l’abrogation de la loi LRU et du « Pacte pour la Recherche ».
Elle réitère son appel à l’extension du mouvement de « la maternelle à
l’Université ». Elle appelle aux manifestations unitaires du mercredi 11
mars et au succès de la Coordination Nationale des Laboratoires le 12 mars.

*Motion n° 1 : Non à la casse du service public d’enseignement de la
maternelle à l’université*

La Coordination Nationale des Universités constate que les
revendications fondamentales concernant la formation et le recrutement
des enseignants des premier et second degrés restent systématiquement
ignorées par le gouvernement. Or, ce projet de réforme dite de la
« masterisation » porte atteinte aux fondements de la démocratie et aux
principes de l’école laïque de la République accessible à tous.

La Coordination Nationale des Universités dénonce le processus de
révision générale des politiques publiques qui porte atteinte à tout le
service public d’éducation de la maternelle à l’université.

Elle refuse la transformation du corps enseignant en un vivier de
contractuels précaires, l’institutionnalisation de la vacation,
l’affaiblissement du contenu disciplinaire et professionnel dans la
formation des enseignants, la suppression de l’année de stage rémunérée
qui garantit aux fonctionnaires stagiaires une formation au sein des
IUFM, en alternance avec au maximum un tiers temps devant les élèves.
Elle condamne aussi les discriminations sociales et territoriales qui en
résultent.

Par conséquent, elle appelle plus que jamais à la convergence des luttes
de la maternelle à l’Université pour la défense du service public
d’enseignement.

Elle exige le retrait pur et simple et sans condition de ce projet de
réforme néfaste comme l’un des préalables indispensables à l’ouverture
de toute négociation. Une telle négociation ne pourra être envisagée que
sur la base du maintien d’une stricte corrélation entre réussite au
concours et formation aux métiers d’enseignant, seul moyen de garantir
que la masterisation ne soit pas l’occasion de liquider la fonction
publique d’enseignement. La CNU, tout en soutenant l’exigence de la
reconnaissance du niveau de qualification des enseignants des premier et
second degrés à Bac + 5, s’élève contre le projet de masterisation tel
qu’il est envisagé actuellement par le gouvernement. Elle dénonce toute
mise en place d’un dispositif transitoire pour les concours et exige le
maintien de la forme actuelle des concours et de leur cadre national.

La Coordination Nationale des Universités exige que le principe du
monopole de l’Université dans la collation des grades et des diplômes
universitaires soit rétabli.

Elle demande solennellement aux CA des universités qui ont voté la
non-remontée des maquettes de ne pas se dédire et donc de ne faire
remonter aucune maquette.

*Motion n° 2 : Effets néfastes de la LRU et du « Pacte pour la
Recherche » révélés par leurs décrets d’application*

La Coordination Nationale des Universités s’indigne de ne pas voir ses
revendications prises en compte par le gouvernement, alors qu’au même
moment des primes indécentes sont proposées aux Présidents d’Université
dans l’espoir d’obtenir leur collaboration.

Prenant connaissance de l’annonce d’une réécriture intégrale du projet
de décret sur le statut des enseignants-chercheurs, la Coordination
considère que les principes directeurs affichés par la ministre et les
dispositions annoncées maintiennent l’esprit du premier texte contesté.
Elle exige le retrait de ce projet, l’abrogation de la loi LRU et du
pacte pour la recherche.

Elle exige :

– la révision complète du mode d’allocation des moyens (modèle dit
SYMPA), et un financement à la hauteur des besoins du service public
d’enseignement supérieur et de recherche ;
– le retrait du projet de restructuration de l’administration centrale
du MEN-MESR, ainsi que celui du projet de pôle de contractualisation ;
– un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires de la fonction
publique d’Etat pour toutes les catégories de personnels, comprenant la
titularisation des actuels personnels précaires et contractuels, et
excluant la mise à disposition massive des professeurs agrégés du second
degré ;
– l’alignement du taux d’encadrement des premiers cycles universitaires
sur celui des autres composantes de l’enseignement supérieur (CPGE, etc.) ;
– la restitution de tous les emplois supprimés au budget 2009 et
l’annulation de toutes les suppressions prévues aux budgets 2010/2011 ;
– la dissolution de l’AERES et de l’ANR ;
– une réflexion collective sur le rôle et la composition du CNU ;
– la revalorisation des carrières et l’intégration des primes dans les
salaires pour tous les personnels ;
– le maintien et la restitution de tous les postes des personnels
BIATOSS et ITA (en postes et non en budget, notamment lors des départs à
la retraite), la reconnaissance pour ces personnels de leurs
qualifications et l’abandon de l’évaluation individuelle basée sur la
performance et le résultat, ainsi que le passage de 10 à 12 mois des CDD
de niveau B et C, comme mesure transitoire à la titularisation ;
– la fin du processus d’externalisation des tâches administratives et
techniques qui menace les personnels BIATOSS et ITA ;
– la revalorisation du point d’indice et l’intégration de l’ « accord
Bino » stipulant que les personnels titulaires et contractuels gagnant
moins de 1400 euros brut toucheront jusqu’à 200 euros de plus par mois ;
le réinvestissement de l’État dans les aides sociales accordées aux
étudiants avec indexation sur l’inflation (abandon du rapport Lambert
qui vise à la privatisation des CROUS) ;
– le retrait du plan Campus ;
– le maintien de la définition nationale des diplômes des IUT ;
– le retrait des réformes qui visent à la suppression de la filière
« bibliothèques ».

La Coordination Nationale des Universités refuse :

– la casse des emplois publics programmée par la RGPP ;
– les atteintes faites aux différents organismes de recherche et en
particulier le démantèlement du CNRS en instituts et sa transformation
en agence de moyens. La Coordination s’associe à la motion votée le 12
février par l’AG des personnels du CNRS ;
– la suppression de plusieurs centaines de postes au CNRS et la création
de chaires mixtes universités/organismes ;
– la désassociation massive des unités mixtes de recherche (UMR) CNRS /
universités
– le processus de délabélisation des équipes de recherche piloté par le
ministère ;
– la tendance actuelle à imposer de manière contraignante un cadre
collectif à la recherche qui doit aussi pouvoir rester une démarche
individuelle, incluant la liberté de choisir son laboratoire de
rattachement ;
– la concentration des pouvoirs dans les mains des présidents
d’universités au détriment des instances collégiales ;
– l’évaluation-sanction ;
– la modulation des services, conduisant à un accroissement des charges
de services des enseignants-chercheurs. Le service statutaire doit être
défini exclusivement par référence à un volume maximal de 128 heures de
cours (192 heures équivalent TD).

*Motion 3*

*Contre la marchandisation des savoirs à l’échelle de l’Europe, et pour
une autre politique européenne de l’enseignement et de la recherche*

La coordination nationale des universités considère que la politique
européenne actuelle conduit à la privatisation et à la marchandisation
des savoirs, sous prétexte de promouvoir une « économie de la
connaissance ». L’esprit des processus de Bologne et de Lisbonne compte
pour beaucoup dans le démantèlement du service public d’enseignement et
de recherche à l’échelle de l’Europe. Partout, en France, en Grèce, en
Italie, en Espagne et ailleurs, c’est une même logique – utilitariste et
marchande – qui est mise en ¦uvre selon des dispositifs d’évaluation et
de classement fondés sur des critères de rentabilité conformes au modèle
de l’entreprise privée.

Nous condamnons la stratégie de Lisbonne, aggravée au niveau français
par la loi LRU, appelons à une autre politique européenne de
l’enseignement supérieur et de la recherche.

La Coordination appelle à participer à la mobilisation européenne contre
cette politique, du 18 au 20 mars 2009, à l’occasion du sommet européen
portant sur la mise en ¦uvre de la stratégie de Lisbonne.

*Motion n°4 sur le Contrat Doctoral Unique*

La coordination nationale universitaire demande le retrait du projet de
décret relatif au contrat doctoral unique qui :
– aggrave la précarisation de la condition doctorante (période d’essai,
possibilité de licenciement du doctorant chaque année…) ;
– multiplie les tâches imposées au doctorant, ce qui nuit au travail de
recherche doctorale ;
– renforce la subordination du doctorant à l‘égard des directeurs de
thèse et d’école doctorale.

Nous exigeons que le statut doctorant garantisse prioritairement la
formation à la recherche et à l‘enseignement, l’identité étudiante et la
reconnaissance du travail de recherche.

*Calendrier*

– 10 mars : journée d’actions diverses ; blocage des rectorats et des
inspections académiques, distribution de tracts dans des lieux publics,
actions « coup de poing »…

– 11 mars : journée nationale de manifestations « de la maternelle à
l’université »

– 12 mars : appel à soutenir et à participer à la coordination nationale
des laboratoires

– 14 mars : appel à soutenir la réunion des directeurs d’unité

– 14 mars : Coordination parents-enseignants à Montpellier

– 16 mars 2009 : prochaine Coordination nationale des Universités à
l’Université de Bourgogne (pôle de Dijon)

– 17 mars : actions locales diverses (actions « coup de poing »)

– 19 mars : appel à la journée de mobilisation nationale intersyndicale
et interprofessionnelle.
– 18-19-20 mars : envoi d’une délégation de la Coordination au
contre-sommet européen de Louvain.

– 24 mars : appel à une journée nationale de manifestations.

– actions convergentes avec d’autres secteurs, en particulier le secteur
de la santé

*Actions*

– La Coordination Nationale des Universités appelle l’ensemble des
universités à des actions de blocage, de filtrage ou d’occupation des campus

– Organisation du « printemps des chaises » (empêcher la tenue des cours
par la saisie des chaises)

– la nouvelle composition des délégations pour la Coordination Nationale
des Universités est fixée à 5 délégués à composer librement par les AG
locales

– La CNU appelle aussi au refus de participer aux jurys de bac

– Rappel d’un moratoire des expertises ANR et AERES

– Transmettre des cahiers de doléances aux élus locaux

______________________________________________________
Coordination nationale des Universités

Université Paris – Nanterre

le 20 février 2009

Communiqué du matin

La journée de manifestations du 19 février a rassemblé 50 000  enseignants-chercheurs, enseignants, chercheurs, post-doctorants, doctorants, étudiants, BIATOSS, ITA, précaires, et des personnels de l’Education Nationale dans toute la France. Aujourd’hui, le 20 février 2009, la 4ème Coordination nationale des universités se tient à Nanterre.

Elle exprime son exaspération face au mépris sans précédent manifesté par le gouvernement et par le président de la République vis-à-vis de son mouvement et de ses revendications, vis-à-vis de l’ensemble de la communauté universitaire.

Elle constate que les revendications posées par les Coordinations précédentes n’ont pas été satisfaites et que les réformes contestées n’ont pas été retirées.

En conséquence, elle maintient le mot d’ordre de grève, reconductible, totale et illimitée lancé le 22 janvier : « L’Université et la Recherche s’arrêtent ».

Motion 1

« De la maternelle à l’université »

Les délégués à la Coordination nationale des universités réunie à Nanterre le 20 février 2009 constatent qu’un projet cohérent est en train d’être mis en place de la maternelle à l’université : casse des services publics et des statuts des personnels et des établissements de la fonction publique, éducation à deux vitesses, mise en concurrence des établissements, crédits insuffisants, suppressions de postes, précarisation. Nombre de nos revendications concernent les collègues de la maternelle, du primaire et du secondaire, et au-delà l’ensemble de la société. Leurs revendications sont les nôtres. Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne l’emploi, la réforme des concours de recrutement et de la formation des enseignant-e-s, mais aussi la remise en cause des disciplines et des statuts nationaux

La coordination appelle à la multiplication des actions communes partout sur le mot d’ordre « De la maternelle à l’université : retrait des contre-réformes Darcos/Pécresse ».

Elle reprend la proposition que soit organisée une grande journée de mobilisation sur ce mot d’ordre début mars.

Dans cette perspective, elle mandate une délégation pour prendre contact avec les organisations syndicales et l’Intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle appelle nos collègues à aller discuter dans les écoles, collèges et lycées. Elle appelle les IUFM à rejoindre massivement le mouvement et à le relayer auprès des maîtres formateurs. Elle mandate une délégation à la coordination parents-enseignants du 14 mars à Montpellier.

Motion 2

« Pour une nouvelle loi »

La coordination nationale exige l’abrogation de la loi LRU et du Pacte pour la Recherche et l’arrêt immédiat de leur mise en œuvre. Elle exige l’adoption d’une nouvelle loi. Cette loi doit instituer un véritable équilibre des pouvoirs au sein de l’Université et de la Recherche dans le respect du Statut Général de la Fonction publique. La nouvelle loi doit être conforme aux aspirations exprimées par les universitaires, les chercheurs, les BIATOSS, les ITA et les Etudiants. Il est impératif que cette nouvelle loi soit élaborée après consultation et de véritables négociations.

Motion 3

La 4ème Coordination nationale des universités réunie à Nanterre le 20 février 2009 reprend à son compte les motions votées dans les Coordinations précédentes, avec l’ensemble des revendications qu’elles contiennent, et l’appel du CNRS voté le 12 février.

Nous continuons à exiger :

– le retrait de la réforme du mode d’allocation des moyens (dit modèle SYMPA)
– la résorption totale de la précarité et l’augmentation des salaires des personnels (revalorisation du point
d’indice et intégration des primes dans les salaires)
– le réinvestissement de l’Etat dans les CROUS et dans l’aide sociale aux étudiants
– la fin du processus d’externalisation des tâches, et le maintien de la filière bibliothèque.

La coordination nationale des universités appelle à intensifier la mobilisation et les luttes en cours. Elle soutient les revendications de la Coordination étudiante du 14-15 février. Elle soutient les « désobéissants » qui refusent dans les écoles de mettre en place le soutien individualisé, et demande l’arrêt immédiat des sanctions contre les enseignants du primaire.

Dans l’immédiat, la coordination nationale exige le retrait des trois réformes contestées (projet de réforme du statut, masterisation des concours, projet de contrat doctoral unique), la fin du démantèlement des organismes publics de recherche ainsi que la restitution des 1030 postes supprimés, et un plan pluriannuel de création d’emplois.

Motion 4

« Solidarité avec les étudiants »

La Coordination nationale des universités réunie à Nanterre le 20 février 2009 déclare son soutien au mouvement des étudiants et à leurs revendications telles qu’exprimées dans la plateforme de leur première coordination nationale de Rennes.

Elle mandate une délégation pour prendre contact avec le comité d’organisation de leur prochaine coordination nationale : samedi 28 et dimanche 29 février (université d’ Angers).

Calendrier national

24 février : multiplier les actions en direction du public.

26 février : journée nationale de manifestations.

5 mars : journée nationale de manifestations. Par ailleurs, si nos exigences ne sont pas satisfaites à cette date, nous appelons à la démission de toutes les charges administratives non électives et au refus de participation aux jurys (bac, BTS, DUT, Capes-Agreg, session de printemps…) et à pratiquer l’obstruction dans le cadre des mandats électifs.

6 mars : prochaine Coord à Paris 12 (peut-être avec Marne-La-Vallée).

7 mars ?: Rassemblement de la maternelle à l’université

10 mars : Grande manifestation nationale “de la maternelle à l’université” à Paris.

12 mars : Appel à soutenir et à participer à la coordination nationale des laboratoires.

19 mars : Appel à la journée de mobilisation nationale intersyndicale et interprofessionnelle.

Et aussi

– Développer la grève active, des cours alternatifs, les interventions dans les lieux publics, voire leur occupation.

– Boycott des expertises AERES et ANR, boycott des audits des Universités pour le passage à l’autonomie. Envoi d’une lettre de la coordination.

– Blocage des conseils centraux qui prévoient de remonter les maquettes.

– Participation aux Journées en mars à Bruxelles en relation avec la stratégie de Lisbonne et de Bologne.

– Voter le principe d’une caisse de grève avec les BIATOSS et les ITA, le primaire et le secondaire.

– Appel aux chefs de service administratifs pour ne pas remonter le recensement des grévistes.

– Délégation à la coordination étudiante à Angers.

Présents à la Coordination nationale à l’Université Paris Nanterre

Universités

Angers
Antilles-Guyane
Avignon
Artois
Aix-Marseille I
Aix-Marseille III
Bordeaux I
Bordeaux II
Bordeaux III
Bourgogne
Brest
Bretagne Sud
Bretagne occidentale
Caen
Cergy
Clermont II
Compiègne
Evry
Franche-Comté
Grenoble 1
Haute Bretagne
Le Havre
Le Mans
Lille 1
Lille 3
Limoges
Littoral
Lyon 1
Marne-la-Vallée
Metz
Montpellier II
Montpellier III
Mulhouse-Colmar (Haute Alsace)
Nancy 1
Nancy 2
Nantes
Orléans
Paris 1
Paris 3
Paris 4
Paris 5
Paris 6
Paris 7
Paris 8
Paris 9
Paris 10
Paris 11
Paris 12
Paris 13
Pau
Picardie
Poitiers
Reims
Rennes 1
Rennes 2
Rouen
Saint-Etienne
Strasbourg
Toulon
Toulouse 2
Toulouse 3
Tours
Valenciennes
Versailles Saint Quentin

Autres établissements et organismes

CNAM
Ecole française de Rome
EHESS
ENS Cachan
ENS LSH
ENS Paris
ENS Lyon
IEP Paris
IEP Rennes
IEP Toulouse
INALCO
IUFM Paris
IUT Troyes
Museum
Observatoire de Paris

Associations et sociétés savantes

APMESU
ASES
Défense de l’université
Papera
Reconstruire l’école
SF études 18ème
SFLG
SFS
SIES
SLR
SLU
SMF

Syndicats

FERC-CGT
SNPREES-FO
Intersyndicale de l’Enseignement supérieur
Intersyndicale de l’administration centrale
SNCS-FSU
SNESup-FSU
Sud Education
Sud Recherche

__________________________________________________________________________________________________________
Synthèse état des lieux au 4 février 2009 à 20h
Quentin Glorieux
· Province :

  • Aix Marseille : Blocage de la remontée des maquettes IUFM + 1200 en AG à Aix le 2 février et nouvelle AG le 4 février.
  • Amiens : AG inter UFR mercredi 4. certains UFR en grève depuis 2 semaines.  Grève votée sur 2e motion coordination AG 28 à 500 vote de la greve pour le 29. rétention des notes, refus de remontée les maquettes dans plusieurs UFR. CA bloqué à 2 reprise. Grève quasi générale Faculté Droit SPo depuis le 2/02 sur 1re motion Coordination. Grève votée Faculté éco le 3/02 sur 2e motion Coordination
  • Angers : AG le Mercredi 4 février, 1000 personnes. Vote de la grève sans blocage de Lettres et Sciences. Prochaine AG mardi 10 février. AG le 5 février en droit.
  • Arras :
  • Avignon : Blocage de la remontée des maquettes IUFM. L’AG des membres de la communauté universitaire de l’UAPV (Avignon et Pays du Vaucluse) réunie ce mardi 27 janvier 2009 s’est prononcée pour la grève illimitée à partir du 2 février.  Blocage de la  remontée des maquettes IUFM. deux AG par jour (personnels et etudiants): reconduction greve illimitée rétention des notes en Lettres langues
  • Bayonne : AG à 40 le 29 janvier.
  • Besançon : A priori vont remonter les maquettes IUFM. Les enseignants-chercheurs de l’UFR SJEPG (sciences juridiques, économiques, politiques et de gestion) de l’université de Franche-Comtéont voté la grève des enseignements du 2 février au 5 février 2009. Une vingtaine d’enseignants chercheurs n’assurera pas ses cours. L’AG de l’université de Franche-Comté (environ 400 personnes enseignants, étudiants, chercheurs, personnel biatos) a voté la grève reconductible à partir du 2 février.
  • Bordeaux I :
  • Bordeaux II : Assemblée Générale des personnels, 90 personnes ; grève le 5 février.
  • IEP Bordeaux : Assemblée générale des personnels, 56 personnes ; grève. Assemblée Générale étudiante, 400 personnes (plus d’un tiers des étudiants de l’IEP). Prochaine Assemblée Générale le 9 février.
  • Bordeaux III : Mardi 27, AG à 1200. Le 2 février, 1500 personnes en AG, vote de la grève des étudiants, les profs sont déjà en grève, ils appellent à une manif jeudi et leur prochaine AG est mercredi. Comité de mobilisation inter UFR, plus mise en place de commissions. Mardi ils organisent une journée avec des animations et cours alternatifs. Assemblée Générale Mercredi 4 février.
  • Bordeaux IV : De nombreux grévistes hier dans les UFR de droit. Une AG à l’appel des étudiants s’est tenue le 29 janvier. Assemblée Générale Mercredi 4 février.
  • Brest :
  • Caen : Blocage de la remontée des maquettes IUFM.
  • Calais :
  • Chambéry : AG à 400 le 2, vote de la grève par UFR. Prochaine AG mercredi. Appel à une manif le 5. Le 3 février une AG a eu lieu sur chacun des deux sites de l’Université de Chambery qui ont réuni chacune 150 personnes. Un comité de mobilisation étudiant s’est monté , avec une quarantaine d’étudiant et a appelé à une AG à 10h Jeudi sur chacun des sites puis à une manifestation à 14h30 le même jour.
  • Clermont : AG aujourd hui
  • Clermont-Ferrand II: AG mercredi 4. Reconduction de la grève illimitée jusqu’à l’AG du lundi 9.

Vote en AG et au CA du blocage de la remontée des maquettes. CA bloqué à deux reprises (budget).

Votes de la rétention des notes par UFR ou départements (Latin grec, français, psychologie, anglais, espagnol, allemand, italien…)

  • Corse : L’Ag des personnels de l’université de Corse a voté une semaine de grève dès le 2 février, grève qui pourra être reconductible si leurs revendications ne sont pas entendues.
  • Dijon : L’assemblée générale des enseignants, enseignants-chercheurs, personnels IATOS et étudiants de l’université de Bourgogne réunie ce jeudi 29 janvier 2009 a appelé à la grève du mardi 3 février au samedi 31 février inclus. Journée banalisée et AG le 3. Assemblée générale à 1000 le 3 février. Grève.
  • Grenoble : 750/800 en AG sur la fac de lettres, une AG sur un autre site a rassemblé 600 personnes dont la moitié de profs.
  • Le Mans : 350/400 personnes en AG, vote de la grève des étudiants, les profs reconduisent la grève demain. Ils prévoient une manif demain et blocage du CA jeudi. Comité de mobilisation. Mercredi 4 février, Assemblée Générale des personnels et enseignants à laquelle étaient invités les étudiants, reconduction de la Grève. Mercredi 4 février, Assemblée Générale étudiante, 600 personnes, reconduction de la grève pour le 5 février et le 10 février. Une délégation a été élue pour la coord nationale des enseignants et personnels, un étudiant élu dans la délégation.

Nouvelle AG le 10 février.

  • Lille I : AG des personnels de Lille I Mardi 3 février à 14h. Grève totale et reconductible jusqu’au 6 février inclus (231 pour, 6 contre, 6 abstentions). Nouvelle AG vendredi 6 février à 10h.
  • Lille II :
  • Lille III : 400 personnes en AG : proposition de se mettre en grève jeudi prochain, mais la proposition de faire un vote administratif sur la grève a été majoritaire, il aura lieu mercredi.

  • Lyon : 800 en AG à Bron, 300 à sciences po. Mercredi 4 février AG à 800 sur chacun des campus de Lyon II.

  • Metz : Mardi 27 janvier, une AG se tenait sur le site de Lettres, 200 personnes (dont 100 profs), où l’ambiance était plutôt favorable à la mobilisation ; aucun département ou UFR n’a remonté ses maquettes, à part italien et histoire. Rien en Sciences (c’était les eléctions aux conseils d’UFR), mais pas mal de perspectives pour le 29 néanmoins.
  • Montpellier : IUFM mobilisé. Ils ont bloqué le CA. Pas d’info sur les facs
  • Nancy : 200 en AG fac de lettres, mercredi ils font une AG commune profs/étudiants et une AG étudiante jeudi prochain.
  • Nantes : Plus de 1000 étudiants en AG ce midi, plusieurs revendications votées : contre la masterisation des concours, contre la modification du statut des enseignants chercheurs, retrait de la LRU, contre la casse du SP d’éducation et de l’enseignement supérieur, solidarité avec les personnels des facs. 2 grandes idées : contre la casse du SP, et contre la précarité. Barrages filtrants demain matin, prochaine AG étudiante mercredi midi, prochaine AG personnels jeudi midi. Grève et blocus soumis au vote, mais très minoritaires.

  • Nice :

AG sur le campus science (Valrose), grève administrative complète, appel à la grève. A priori il n’y a pas grand chose au niveau étudiant (peu en AG et pas d’information). La grève se limite aux personnels. L’AG de l’UFR de lettres le 3 février (2 AG en fait : une personnels et une commune) a reconduit la grève + grève administrative, non tenue des jury, non remonté des maquettes… Appel à la manifestation de jeudi, 14 place Masséna. Une AG va se tenir sur les IUT de Sophia Antipolis qui sorte de deux semaines de grève… et qui sont pret à repartir.

  • Nîmes :  Lors de l’assemblée générale qui s’est tenue hier mardi 03/02, L’arrêt des enseignements est voté à la majorité, jusqu’au lundi 9 février 12h30, avec reconduction de l’AG à 14h Amphi A5.
  • Orléans : l’AG des personnels de l’université d’Orléans a voté un mot d’ordre de grève totale à partir du lundi 2 février : rétention des notes des partiels du 1er semestre (donc pas de délibérations de jurys), grève des fonctions administratives, grève des cours et de la recherche. AG à 300 Mardi 27 janvier.
  • Perpignan : Mardi 27, AG à 100. Nouvelle AG le 2 février.
  • Poitiers : Blocage de la remontée des maquettes IUFM.
  • Reims : reprise ce lundi, ils appellent à une AG demain.
  • Rennes I : l’AG des mathématiciens de Rennes 1 s’est prononcée pour la grève à partir du 2 février. UFR en grève : IEP,INSA,Maths, Physique, SVE, SCELVA
  • Rennes II : AG à 800 la semaine dernière, Grève et barrages filtrants. Grève des personnels et profs reconduite en AG à 200 le 2 février. Environ 2000 étudiants en AG le 2 février. Reconduite de la grève. Manifs mardi (avec occupation) et jeudi (avec les IUT, lycées, etc.). Comité de lutte étudiants/personnels/lycéens. Tract commun facs/lycées. Réunion interprofessionnelle demain 18H (initiée par des syndicalistes de base à partir d’un appel lancé il y a un mois). Trois commissions lancées, interne, externe et action. Comité de lutte sur la base de participation libre (non élu). Perspective d’une plate-forme de revendications élargies (en plus du socle des revendications universitaires) permettant de s’adresser largement aux salariés et à la population. Appel à une première coordination (étudiante) nationale du mouvement des facs les 14 et 15 février, à l’université Rennes II. La prochaine AG qui se tient le 4 février décidera des modalités de la coordination nationale. Assemblée Générale Mercredi 4 février, 2500-3000 personnes. Reconduction de la grève. Report de la décision sur les modalités de la coordination nationale à la prochaine Assemblée Générale lundi 9 février.
  • Rouen : L’assemblée générale des personnels de l’UFR des Lettres et Sciences Humaines de l’université de Rouen, réunie le 30 janvier 2009, a voté la grève reconductible, totale et illimitée à partir du lundi 2 février. AG de Sciences et de STAPS de l’université de Rouen a voté la grève à partir de lundi 2 février en suivant l’appel de la coordination nationale. L’UFR de Sciences de l’université de Rouen se mettra en grève totale à partir du 2 février 2009. Mardi 3 février, une Assemblée générale étudiante a réuni 1000 personnes qui ont voté la grève à une très large majorité. Manif dans la foulée avec 500 étudiants et 100 enseignants. Côté enseignants, toujours 4 UFR en grève : STAPS, Sciences, Lettres et Droit ; 25% de grévistes en Psycho-Socio. Prochaine AG Jeudi 5 février à 11h. En Médecine, une AG est prévue le 19 février.
  • Saint étienne : 600 en AG la semaine dernière, vote de la grève.
  • Strasbourg : L’Assemblée générale des enseignants de l’UFR des Sciences historiques de l’université de Strasbourg, réunie ce mardi 27 janvier à 12h. (40 personnes présentes, plusieurs excusées), en accord avec les motions votées le 22 janvier 2009 par la coordination nationale des universités, en accord avec l’« Appel de Strasbourg » et dans la continuité des résolutions adoptées le 20 janvier 2009 par l’Assemblée générale des personnels de l’Université de Strasbourg, réaffirme qu’il est nécessaire que le gouvernement retire : – le projet de nouveau décret sur le statut des enseignants-chercheurs – le projet de réforme des concours et de la formation (mastérisation) des enseignants. Grève. En plus de l’UFR de sciences historiques, la grève a été votée par l’UFR des Lettres, l’UFR des Langues, l’UFR des Arts, ainsi que par plusieurs départements notamment Maths-Informatique, LEA ; elle pourrait être votée incessamment sous peu en Droit et à l’IEP.
  • Toulouse Arsenal :
  • Toulouse Le Mirail : Le 2 février, 1500 personnes à une réunion/débat appelée par la fac, leur vraie AG est demain, appel à une manifestation jeudi prochain avec les profs. Mise en place comité de lutte, une soixantaine de personnes participent. Le 3 février, AG de 1500 étudiants, reconduction de la grève à l’unanimité. Comité de lutte et 3 commissions ont été mis en place (externe, internet, action). Prochaine AG Mardi 10 à 12h30.
  • Toulouse Rangueil : Le 3 février, AG de 500 étudiants et de 500 personnels.
  • Toulouse : Institut d’Etudes Politiques de Toulouse, dont je fais partie, et qui est mobilisé depuis longtemps, en grève également et membre de la coordination nationale.  pour information  site de la mobilisation à Toulouse http://agsitetoulousain.blogspot.com/
  • Toulon : L’assemblée Générale des personnels et étudiants réunie le 4 février 2009 en amphi 400 (environ 450p):

* La reconduction de la grève totale jusqu?au lundi 09/02/09 inclus et appel à une AG le 09/02/09 à 12h: Unanimité ? 5 Contre et 5 Abstention
* De mettre en premier plan des revendications de l’Université de Toulon l?abrogation de la LRU : Unanimité

  • Tours : Mardi 27, AG à 400. Lundi 2 février, 1000 en AG, vote de la grève et occupation de nuit de la fac. Nouvelle AG le 3 février à 16h.
  • Vannes : AG 250 personnes (40 profs + étudiants)
· Région parisienne :

  • Paris 1 : AG : Mardi 10 Tolbiac 11h Amphi N (sous réserve)
  • Paris 2 :
  • Paris 3 : L’assemblée générale des personnels de Paris 3, réunie le 26 janvier 2009 (environ 300 personnes présentes), appelle les personnels de Paris 3 à la grève. Les personnels, enseignants et biatos de l’U.F.R. de L.G.C de l’Université de Paris3-Sorbonne Nouvelle réunis en Assemblée générale. (17 présents ou représentés sur 23 membres de l’UFR), le mercredi 28 janvier 2008, expriment leur solidarité avec les revendications de l’Assemblée générale du personnel de Paris3 réunie le 26 janvier (le retrait du projet de réforme du statut des enseignants-chercheurs ; le retrait du projet de réforme de la formation des enseignants et des concours d’enseignement ; la suspension des suppressions de postes dans les universités ; abandon du projet de contrat doctoral ;ouverture d’une véritable concertation sur toutes les questions relatives à l’avenir de l’université.) et avec celles de la coordination nationale des Universités réunie le 22 janvier 2008 (retrait sans préalable du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs et de la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré l’université française se mettra en grève totale, reconductible et illimitée : le 2 février 2009 l’université s’arrête.) Ils rappellent en outre que leurs revendications sont convergentes avec les préoccupations de la communauté étudiante concernant leur condition d’études et de vie. Ils votent la grève des enseignements jusqu’à l’Assemblée générale de la coordination nationale des Universités du 2 février (et celle du personnel de l’Université de Paris3, prévue le 3 février) et appellent à une grève illimitée des enseignements à compter du 2 février si les revendications de cette coordination n’étaient pas entendues.
  • Paris 4 : AG des profs a voté la grève.
  • Paris 5 : L’assemblée générale de l’institut de psychologie de Paris 5, réunie aujourd’hui mardi 27 janvier, rassemblant des personnels (EC, C, et BIATOS) et des étudiants (environ 650 personnes) des UFR de Psychologie, Sciences Humaines et Sociales, et IUT, a voté : * Le soutien aux deux motions de la Coordination Nationale des Universités (contre : 3 ; abstention : 10) ; * La grève pour le jeudi 29 (unanimité) ; * La grève pour le lundi 2 février, avec convocation d’une assemblée générale ce jour à 10H45 et l’organisation d’une manifestation l’après-midi. (contre : 8 ; abstentions : 42).600 en AG ce lundi profs et étudiants. AG étudiante ce mardi.
  • Paris 6 : 400 à Paris 6 dont 3/4 de profs, AG étudiante jeudi avec barrages filtrants, appel à une manif jeudi.
  • Paris 7 : AG lundi 26 janvier : 350 personnes. 200/250 en AG à Paris 7 le 2 février, vote de la grève, les profs de 8 UFR sont en grève. Comité de mobilisation existe avec une cinquantaine d’étudiants impliqués. Le site de Charles 5 a revoté la grève.
  • Paris 8 : Le département de science politique de l’Université Paris 8 décide, jusqu’au retrait total, sans préalable, de ces deux projets : de suspendre la saisie administrative des notes du premier semestre (qui seront néanmoins transmises aux étudiant-e-s) ; de se mettre en grève totale, reconductible et illimitée à compter du 9 février et donc de ne pas assurer la reprise des cours du second semestre. L’UFR « Histoire, Littérature(s), Sociologie, Genre » de Paris 8 a adopté la motion de la coordination des universités du 22 janvier et a décidé à l’unanimité des 87 personnes présentes de se mettre « en grève totale, reconductible et illimitée à partir du 2 février : l’Université s’arrête. » Grève étudiante à partir du 9 février.
  • Paris 9 :Les enseignants chercheurs de l’Université Paris Dauphine réunis en AG mardi 3 février réaffirment unanimement leur opposition au projet de

réforme du statut d’enseignant chercheur.
– à une journée d’action et d’information le jeudi 5 février à Dauphine
– à une grève totale des enseignements le mardi 10 février, jour de la manifestation nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche

Une nouvelle assemblée générale se déroulera le jeudi 5 février à 13h45.

  • Paris 10 :Examens en ce moment mais profs mobilisés ainsi que les personnels. Appel à paralyser l’université le 29 janvier. Vote de la rétention des notes et de la grève illimitée à partir du 2 février. Réunions par UFR en ce moment ainsi que travail d’information à destination des étudiants pendant les partiels. Rentrée le 9 février : débrayage des profs le matin – volonté de faire une assemblée générale étudiante et/ou enseignante le midi du 9 février après le débrayage des profs.
  • Paris 11 : Lundi 2 février, Assemblée générale des personnels et étudiants, plus de 400 personnes. Grève générale d’une semaine reconductible. http://www.orsayenlutte.info
  • Paris 12 :Mardi 27 janvier, une Assemblée Générale de 200 étudiants et personnels de Paris 12 a voté la grève à partir du 2 février.Mercredi 4 février Assemblée Générale de 12h à 13h.
  • Paris 13 : département de littérature de Paris 13 a voté la grève illimitée à partir du 2 février. L’AG de l’IUT de Villetaneuse appelle à la grève et la suspension du second semestre. L’AG des enseignants et des BIATOSS a voté les 3 motions de la coord nationale et la grève reconductible à l’unanimité. Refus de rendre les maquettes IUFM. La quasi-totalité des UFR et des départements sont en grève. L’AG étudiante a également voté les 3 motions et la grève reconducible. Prochaine AG étudiante jeudi 5 février ; prochaine AG unitaire le lundi 9 février. Envahissement du CA est prévu.

Liste des départements/composantes de Paris 13 en grève. IUT de Villetaneuse (en grève depuis le 21 janvier, Institut Galilée :     *Chimie ( ?)     * Physique (votée le 02/02)    * d’Informatique (votée le 31/01)     * Mathématiques (votée le 31/01) UFR Droit – UFR LSHS : Littérature , Géographie et d’Histoire (votée le 02/02) LEA (votée le 02/02) d’espagnol (votée le 03/02)de Psychologie et de Psychophysiologie (votée le      03/02) ‘anglais (réunion prévue le 04/02 à 9h30) ,  UFR SMBH     * Santé et sciences sociales, UFR Sciences économiques et gestion,  UFR communication (votée le 03/02)

UVSQ :AG de l’UFR des Sciences ce mercredi à 10h30 Motion votée en PJ et

AG de l’université lundi 2, CR ci -dessous:

Résultat de l’assemblée générale des personnels et des étudiants du lundi 2 février*
Après un débat d’1h30, l’assemblée générale qui réunissait plus de 260 personnes (environ 200 étudiants et 60/80 enseignants et BIATOSS) a voté :

Par un _vote des enseignants_ uniquement, par 54 voix pour et 5 absentions : *grève reconductible jusqu’au retrait du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs*. L’ensemble de l’AG a voté également le soutien à cette grève des enseignants-chercheurs (unanimité moins 4 abstentions).

Enfin, les étudiants appellent à une *assemblée générale jeudi 5 février*, *amphi Diderot* – Bâtiment D’Alembert – *11 h 30*.

  • Cergy :
  • IEP :
  • Evry : mobilisé, vient à la manif demain
  • Marne la vallée : L’AG de l’UFR de Langues de l’Université Paris Est – Marne-La-Vallée a voté la grève totale, reconductible et illimitée à compter du 2 février 2009.
  • INALCO Paris : les enseignants chercheurs réunis en AG le lundi 2 février ont voté la grève reconductible et appellent à une nouvelle AG le vendredi 6 février.
  • IUFM Paris : Blocage Mercredi 4 février suivi d’une Assemblée générale sur chacun des deux sites. 100 personnes à Batignolles, 120 personnes à Molitor. Reconduction de la grève sur les deux sites.
_____________________________________________________________________________________

Motions votées par la Coordination Nationale des Universités réunie en Sorbonne (Amphi Richelieu) le 2 février 2009

196 délégués présents

313 participants présents en Assemblée Générale Texte seulement

Voici les textes des trois motions votées le 2 février 2009 par la Coordination Nationale des Universités.

Motion n°1

Comme celle du 22 janvier 2009, la Coordination Nationale réunie le 2 février 2009 condamne la mise en place d’une politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories notamment au travers de l’individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppressions d’emplois.

Elle exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche. Elle soutient les mobilisations en cours.

Elle constate que les Ministères n’ont, à ce jour, pas retiré :

* le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs

* la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants des premier et second degrés.

En conséquence, la Coordination Nationale appelle l’ensemble des universités à rejoindre le mouvement de grève totale, reconductible, illimitée, déjà engagée dans certaines universités.

Le 2 février 2009, l’Université et la Recherche s’arrêtent.

Votée à l’unanimité moins 2 abstentions

Motion n°2

La Coordination Nationale du 2 février appelle toute la communauté universitaire et le monde de la recherche (enseignants, chercheurs, étudiants, ITA, personnels administratifs, techniques et de bibliothèque, ainsi que les contractuels et vacataires) à entrer dans une lutte active. Elle appelle la communauté universitaire et le monde de la recherche à :

* une journée nationale de manifestations et d’actions le jeudi 5 février ;

* une manifestation nationale qui mène au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (1 rue Descartes, Paris), le mardi 10 février ;

* une cérémonie nationale de non remise des maquettes de Masters le vendredi 13 février devant le Ministère et les rectorats ;

* boycotter les expertises pour l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR) et l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES) ;

* faire cours en dehors des cadres habituels ;

* appeler les organisations syndicales et intersyndicales à faire le lien avec le primaire et le secondaire ;

* imaginer toute forme d’action et de lutte qui alerterait collègues et citoyens sur le démantèlement du service public d’éducation et de la recherche.

Elle encourage chaque université à élire, pour la Coordination, trois représentants enseignants-chercheurs/enseignants/chercheurs, un représentant BIATOSS et un représentant étudiant (5 personnes maximum).

Votée à l’unanimité moins 2 abstentions

Motion n°3

Depuis près de deux ans, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a décidé et fait voter à la hussarde une série de « réformes » sans aucune négociation :

* la loi LRU ;

* la transformation radicale des organismes de recherche en agences de moyens ;

* le pilotage, par le pouvoir politique, de la Recherche et de l’Université ;

* la remise en cause des statuts nationaux ;

* le démantèlement des concours nationaux de recrutement des enseignants des premier et second degrés, et le projet de « mastérisation » de la formation des enseignants ;

* le projet de contrat doctoral.

Parallèlement, le Ministère a supprimé 1090 postes et développé la précarité des enseignants-chercheurs, des chercheurs et des personnels administratifs, techniques et de bibliothèque.

Pour mettre fin à cet autoritarisme, la Coordination Nationale des Universités réunie le 2 février 2009 exige :

* le retrait du projet de décret sur les statuts des enseignants-chercheurs, et la restauration des cadres nationaux des diplômes et des statuts ;

* le retrait de la « réforme » de la formation et du recrutement des enseignants des premier et second degrés ;

* l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche et de la fonction publique en général ;

* le retrait du contrat doctoral ;

* la restitution des postes supprimés et la résorption de la précarité chez les enseignants, les chercheurs, les BIATOSS et ITA par un plan pluriannuel de création de postes ;

* la titularisation des personnels contractuels.

La Coordination Nationale constate que toutes ces contre-réformes résultent de la loi LRU. En conséquence, elle demande en urgence que la communauté universitaire et le monde de la recherche soient consultés sur une nouvelle loi garantissant démocratie, collégialité, indépendance et liberté, car l’Université n’est pas une entreprise et le Savoir n’est pas une marchandise.

Votée à l’unanimité moins 1 contre et 4 abstentions

Compte-rendu AG des doctorants Lyon 1
02 mars 2008
Bâtiment Braconnier, campus de la Doua

Motions votées :

* L’AG des doctorants, réunie le 2 mars 2009, soutient l’ensemble des revendications de la coordination nationale des universités, elle insiste en particulier sur la lutte contre la précarité des jeunes chercheurs et doctorants.(34 pour, 1 abstention)

* L’AG appelle l’ensemble des doctorants à se mobiliser.(34 pour, 1 abstention)

Décisions prises :

* Un cortège de tous les doctorants de Lyon sera organisé sur la manifestation de ce jeudi 05 mars, et probablement les prochaines manifestations. Parlez en autour de vous, et diffusez l’information

Une banderole est en préparation. Vous pouvez vous rejoindre sa conception jeudi 5 mars à 9h à l’amphi 3 du déambulatoire du campus de la Doua (contacte.nico@gmail.com pour plus d’infos)
Afin de permettre d’estimer la participation, veuillez indiquer
anonymement si vous serez du cortège.
http://www.doodle.com/xux878g675akgfa7

* diffuser cette information sur internet

* augmenter les liens entre doctorants pour échanger, débattre, se mobiliser,…
-> Pour rejoindre le collectif des jeunes chercheurs
de Lyon (à l’initiative de l’appel de Lyon), envoyer un mail à emmanuel.porte@univ-lyon2.fr
-> Envoyer à
contacte.nico@gmail.com les mails ou mailing listes des doctorants de votre équipe ou que vous connaissez, ainsi que ceux des étudiants de master.
-> programmer une prochaine AG des doctorants
-> envoyer à
contacte.nico@gmail.com vos propositions, idées, textes,… permettant de créer une synergie sur le mouvement des doctorants.

Déroulement de l’AG:

* Discussion autour du Contrat Doctoral Unique qui s’inscrit dans un mouvement général qui vise à précariser les enseignants et chercheurs. Ce projet de décret contient beaucoup de flous.
Voilà ce qui semble se dessiner :

  • Il précarise encore plus le jeune chercheur (résiliation possible les 6 premiers mois, puis chaque année) et le met sous pression

  • Il est tout sauf unique : c’est à lui de négocier avec le président d’université les modalités de son contrat : son salaire, ses heures d’enseignement, ses jours en entreprise. Vu la précarisation et la pression, on doute qu’il puisse réellement décider. On voit se profiler le fait que l’université, par souci d’économie, signera des accords, qui mettront le doctorant à disposition des entreprises en échange du paiement da la partie actuelle correspondant au monitorat.

  • il en fait une variable d’ajustement (rajout de jours en entreprise sans rapport avec la thèse, possibilité de redéfinir les missions de thèse chaque année : où est le projet de thèse sur 3 ans ou plus?)

* Discussion autour des possibilités d’action, du sens de la grève

Chaque doctorant a ses contraintes à gérer (recherche, enseignement notamment) qui dépendent en grande partie de l’environnement de son laboratoire : est ce que les membres de l’équipe font grève ? Est-ce que ses équipes d’enseignement font ou pas l’enseignement ?

Se déclarer en grève vis-à-vis de l’administration est une possibilité, mais il faut savoir que c’est normalement à l’administration de constater que vous faites grève. Actuellement, les administrations ne font en tout cas aucune remontée des personnes en grève, cette méthode n’est donc pas celle qui rend vraiment visible le mouvement de contestation.

C’est à chacun de s’investir personnellement dans des actions collectives. L’important est de déployer des moyens de se mobiliser, et de participer à des mobilisations (notamment en essayant de trouver des formes originales de contestation)

Voici les points possibles :

  • S’informer
    C’est le minimum pour savoir ce qui se passe, en parler autour de soi, et être « mobilisable » pour des actions.

  • Participer aux manifestations
    Le grand public, le gouvernement, la presse y sont très sensibles.
    L’impact est d’autant plus important qu’il y a du monde, et même si l’on n’a jamais les chiffres exacts,
    l’ordre de grandeur est très perceptible pour tous.
    C’est un indicateur crucial pour savoir si le mouvement s’essouffle, se maintient ou se renforce.

  • Etre moteur pour mobiliser les autres
    En Parler autour de soi, convaincre d’autres doctorants et étudiants (notamment de master, qui seront directement touché par le CPU) à se mobiliser.

  • Signer les pétitions
    Cela ne prend que quelques minutes, et cela a un impact.

  • Faire la grève des cours
    Un doctorant a le même droit que les autres chercheurs, il n’a pas en référer à des supérieurs hiérarchiques et peut décider de ne pas donner ses cours. Concrètement, ça dépend de l’attitude globale dans le labo et des équipes d’enseignements, ainsi que des décisions prises en AG dans les labos.

  • Participer aux AG
    C’est là que se prennent les décisions sur le mouvement, la grève des cours, etc.

  • Donner ses cours ou td hors les murs
    Cela permet de rendre visible le mouvement à l’extérieur. Le public y est sensible, il écoute les cours, cela permet aussi de diffuser des tracts et discuter avec les gens.

* choix et vote des motions

_____________________________________________________________________________________

Collectif 10 000 ans plus tard
Le collectif 10000 ans plus tard vous invite à suivre et à participer à une semaine de conférences, projections et débats visant à promouvoir la réflexion collective autour de grands sujets de société et d’actualité.

http://www.10000ansplustard.orgcontact@10000ansplustard.org

_________________________________________________________________________________________________________

ASSEMBLEE GENERALE 9 FEVRIER

ENS-LSH (170 personnes)

Résultats des votes :


– pour l’intégration de l’abrogation de la LRU : Adopté

    • intégration du refus de l’individualisation des rénumérations & des carrières : 7 abstentions, 6 ne prennent pas part au vote, adopté à la majorité absolue
    • amendement à la dernière revendication (‘refus de la précarisation’): restitution des postes supprimés et résorbtion de la précarité chez les enseignants, chercheurs, BIATOS et ITA par un plan pluri-annuel de création de postes
      6 abstentions, 7 ne prennent pas part au vote, adopté à la majorité absolue

  • Reconduite de la grève, organisation du mouvement

Soumis au vote :
– reconduction de la grève en tant que grève des cours & rétention des notes
-vote des enseignants, chercheurs & enseignants-chercheurs

pour la reconduction de la grève jusqu’à la prochaine AG : Adopté

=> Reconduite de la grève pour les étudiants & les enseignants-chercheurs jusqu’à la prochaine AG du jeudi 13 février !

____________________________________________________________________________________________

Communiqué de la présidence de Lyon 2. Mardi 10, après midi banalisée.

Cher(e)s collègues, chèr(e)s étudiant(e)s,

En raison des manifestations et des assemblées générales prévues demain et pour faciliter les débats, la présidence a décidé de banaliser l’après-midi du 10 février à partir de 14 heures.
Elle rappelle que la mobilisation et la discussion seront d’autant plus légitimes qu’elles se feront dans le respect des personnes et des biens collectifs et souhaite que les provocations de la semaine dernière ne se répètent pas.

Olivier Christin

Président de l’Université Lumière Lyon 2

__________________________________________________________________________________________

Aux étudiants de Sciences du langage

Comme vous le savez, les enseignants-chercheurs ont dans une très large mesure décidé d’entrer en lutte contre une série de projets de décrets, dont certains sont formulés dans le cadre de la loi LRU. Après en avoir pris connaissance, ils ont jugé que ces décrets étaient de nature à mettre la communauté universitaire en péril. Aussi, à Lyon-II comme ailleurs, dans de très nombreux départements, les enseignants-chercheurs ont pris la grave décision d’entamer une grève administrative et une grève des cours. Lors d’une assemblée générale, le 29 janvier, le département de Sciences du langage s’est également majoritairement exprimé en faveur de cette grève. Les raisons qui nous ont poussé à prendre cette décision sont nombreuses. Elles sont également complexes, comme le sont les décrets dont nous refusons l’application.

Par ailleurs, lorsqu’ils sont entrés en grève, les enseignants-chercheurs, jugeant que l’ensemble de la communauté universitaire était visé par les réformes, ont appelé les étudiants à s’associer à leur mouvement. Ce qu’ils ont fait massivement, à l’occasion d’AG et de manifestations.

Pour toutes ces raisons, le département de Sciences du langage souhaite organiser une rencontre visant à favoriser le dialogue et la circulation de l’information entre étudiants et enseignants-chercheurs. Toutes les questions pourront être abordées : les causes de ce mouvement, les conséquences probables des différents décrets s’ils sont appliqués etc. Nous pourrons également aborder certaines questions « pratiques » que les étudiants peuvent légitimement se poser dans une période telle que celle que nous traversons : conséquence de la non-tenue des jurys, mode de comptabilisation des absences pour les cours des enseignants non grévistes, devoirs sur table…

Nous vous proposons donc une ASSEMBLEE GENERALE, LE MERCREDI 11 FEVRIER A 11h00 sur le campus de Bron. Le numéro de la salle vous sera communiqué le plus rapidement possible.

_________________________________________________________________________________________________________
CR de l'AG des enseignants IEP réunis vendredi 6 février à 10h.

Présents 20 - Représentés 7

- Grève des enseignements les lundi 10 février et mardi 11 février. Votée.
Pour : 23   Contre : 0   Abs : 4   NPPV : 0

- Principe d'une réponse automatique de la messagerie électronique de chacun (sur la messagerie Lyon2) : Votée.
(Le texte proposé figure plus bas dans ce courriel).
Pour : 24   Contre : 0   Abs : 1   NPPV : 2

- Principe de "Cours Hors les Murs". Voté.
Pour : 22   Contre : 0   Abs : 5   NPPV : 0

____________________________________________________________________________________________

Motions adoptées par le congrès de Lyon 1 (3 fev 2009)l

_____________________________________________________________________________________________

AG Lyon 2 (3 février 2009 – Bron)

L’AG des personnels tenue sur le campus de Bron à 15h a réuni 500 participants (dont 150 membres du personnel Lyon 2, administratifs et enseignants-chercheurs).

Après un bilan des différentes motions et actions votées dans chacune des composantes, l’AG s’est prononcée sur les trois points suivants :

1. Acceptation des procurations dans le vote des AG : refusée (8 pour, 109 contre, 13 abstentions)
2. Grève administrative (rétention des notes, report des jurys, rétention des maquettes de mastérisation) reconduite jusqu’au jeudi 5 février : vote (129 pour, 0 contre, 1 abstention)

3. Grève des cours reconduite jusqu’au jeudi 5 février : vote (126 pour, 0 contre, 4 abstentions).

Une nouvelle AG aura lieu le Jeudi 05 février à 17h sur le campus des Quais, pour décider de la poursuite du mouvement.

Une manifestation inter-universités (Lyon 1, Lyon 2, Lyon 3, et Saint-Etienne) aura lieu le jeudi 05 février à 14h, place des Terreaux.

  1. Aucun commentaire pour l’instant.
  1. No trackbacks yet.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :